Marie Madeleine Franc-Nohain

Marie Madeleine Franc-Nohain (1879 – 1942) est une illustratrice au trait délicat, ancêtre de la ligne claire dont l’œuvre graphique est essentiellement tournée vers l’enfance. Un parfum de nostalgie se dégage de l’essentiel de sa production publiée entre les deux-guerres.

« Histoires parisiennes », couverture

Son travail pourrait faire penser à l’album de Maurice Denis « Premiers Paysages » paru en 1911 qui initia le principe « Albums d’art à colorier ». Elle fait partie de cette famille d’illustrateurs qui  va de Kate Greenaway à Maurice Boutet de Monvel qui ont toujours représenté une enfance privilégiée et policée sans pour autant tomber dans la mièvrerie.

« Histoires parisiennes »

Une série de cinq albums à la maquette intemporelle et pleine de charme va se succéder: « Histoires enfantines » (1931), « Les animaux sauvages » (1933), « Alphabet en images » (1933), « Animaux domestiques et familiers » (1934), et les « Histoires parisiennes » (1935). Tous parus aux éditions Larousse, alternant planches couleurs et planches noir et blanc.

« Histoires enfantines », couverture

Chaque volume portant la mention « Cet album peut être colorié », rend la chasse aux trésors d’autant plus ardue pour les amateurs de beaux livres immaculés. Les autres se régaleront des bons points collés en première page.

« Histoires enfantines »
« Histoires enfantines »
« Histoires enfantines »

Née à Béziers en 1879, Marie-Madeleine Dauphin avant devenir une illustratrice célèbre, donna la vie à Jean-Marie Legrand plus connu comme Jean Nohain, auteur dramatique et animateur de « Trente-six chandelles », à Claude Legrand dit Claude Dauphin, artiste dramatique raffiné, puis à une fille: Francine, auteur illustratrice. Ses autres enfants de papiers verront le jour dés 1914, avec « Le journal de bébé  » (1914)  et « Le journal de Jaboune » (surnom  de Jean Nohain).

« Les animaux sauvages », couverture

« Les animaux sauvages »
« Les animaux sauvages »

Elle illustra par ailleurs quelques albums de comptines, et « Les malheurs de Sophie » de la comtesse de Ségur, dont toute l’œuvre aurait pu être magnifiquement servie par le trait de celle qui signe du monogramme mfn.

« Chantons Noël »
« Rémi en vacances »

Elle disparaît à 63 ans en 1942, et est inhumée au côté de son époux au cimetière du Père Lachaise. Son œuvre reste trop peu visible, et une grande partie mériterait d’être rééditée pour le plus grand bonheur des amateurs de belles images pour enfants sages.

2 Réponses to “Marie Madeleine Franc-Nohain”

  1. Aditha Says:

    Oh, c’est vraiment très joli. Le trait est effectivement très délicat et j’aime tant cette atmosphère de début de siècle.

  2. calamar Says:

    les dessins de Nicole Lambert (les Triplés) semblent prolonger ce style.
    A noter (ce qui était sous-entendu) qu’elle était l’épouse de Franc-Nohain, poète et écrivain.

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