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Jeux par Marie-Madeleine Franc-Nohain

23 juin 2011

L’été vient d’arriver et les vacances scolaires approchent à grands pas. Si vous ne savez pas comment occuper votre marmaille, (ou selon l’humeur et la région: les gosses, les marmots,les mômes, les petits, les bambins, les chérubins, les merdeux, les minots, les lardons et j’en passe…, nous vous proposons une série d’images de jeux illustrées par Madeleine Franc-Nohain (dont nous complétons notre série d’articles) issues de son album de jeux illustrés. Nous posterons tout l’été, les meilleures planches d’une sélection d’ouvrages des illustrateurs favoris de notre galerie virtuelle (mgap) en attendant l’ouverture d’un lieu parisien consacré à toutes ces images en 2012.

« Jeux » par Marie-Madeleine Franc-Nohain, Editions Mame, 1933.

Le site consacré aux éditions Mame pendant l’entre-deux-guerres, nous renseigne sur l’origine de sa participation avec la maison d’édition tourangelle.

Son agenda personnel à la date du 13 février 1930 : « Visite d’un personnage important de la maison Mame qui me demande des illustrations pour Les Malheurs de Sophie. J’accepte, tout à fait contente. » Par la suite, c’est Auguste Hoppenot (directeur général) qui se rend à son domicile. En février 1932, il lui propose d’illustrer trois albums (Jeux, Contes et images, Rondes et Chansons). La réalisation des dessins à partir de la maquette de l’éditeur est en général très rapide (entre 1 et 2 mois) et se fait en deux étapes : un premier envoi de dessins au trait suivi, après approbation de l’éditeur, d’une mise en couleurs. L’impression succède avec un délai plus ou moins long (de 3 mois à 9 mois).

« Jeu de volants, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de sauts, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeux de ronde, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de pâtés, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de la main chaude, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de corde, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de colin Maillard, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de chat perché, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de cerceau, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de cache cache, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de billes, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

« Jeu de ballons, Marie-Madeleine Franc-Nohain »

A noter que sa fille Francine signe les quatrains de cet album paru en 1933.

Encore merci à Jean-Claude Dumoulin pour cette nouvelle série de scanns et son intérêt porté à Marie-Madeleine Franc-Nohain et à notre site.

Marie Madeleine Franc-Nohain

17 juin 2011

Nous avons déjà eu l’occasion de présenter le travail de Madeleine Franc-Nohain. La découverte d’un titre inédit dans notre essai de bibliographie sommaire est l’occasion de revenir sur le travail de celle qui non seulement fut une illustratrice raffinée mais qui affiche un pedigree impressionnant. Elle fût l’épouse du poète Franc-Nohain, mère du regretté comédien Claude Dauphin et du fameux animateur des débuts de la télévision Jean-Nohain dit « Jaboune ».

Ne vous arrêtez pas au titre édifiant de l’ouvrage « Le Bon Dieu chez les Enfants » édité par la librairie Plon en 1936. Oubliez la mièvrerie du sujet pour ceux que les béatitudes laissent sans voix, pour se plonger dans l’atmosphère surannée de ses images totalement intemporelles.

Certaines images pourraient faire penser aux compositions d’un Floc’h ou d’un Juillard. Il ne reste plus qu’à espérer un travail de réédition, et une exposition autour de cette illustratrice d’exception.

« Jeanne avait demandé à cette petite pauvre… »

« Ursule mit dans son panier trois pommes rouges. »

« Poulot était un vieux pauvre… »

« Le jour se regarde dans l’eau parce qu’elle est pure… »

« Ce fût une affaire terrible… »

« Tous deux étaient seuls… »

« quand elle pouvait pleurer à la chapelle… »

« Papa chéri est mort… »

« Venez avec moi… »

« Bientôt les racines de la boule brillèrent dans l’eau… »

Merci à Jean-Claude Dumoulin pour les scanns.

Marie Madeleine Franc-Nohain

21 février 2011

Marie Madeleine Franc-Nohain (1879 – 1942) est une illustratrice au trait délicat, ancêtre de la ligne claire dont l’œuvre graphique est essentiellement tournée vers l’enfance. Un parfum de nostalgie se dégage de l’essentiel de sa production publiée entre les deux-guerres.

« Histoires parisiennes », couverture

Son travail pourrait faire penser à l’album de Maurice Denis « Premiers Paysages » paru en 1911 qui initia le principe « Albums d’art à colorier ». Elle fait partie de cette famille d’illustrateurs qui  va de Kate Greenaway à Maurice Boutet de Monvel qui ont toujours représenté une enfance privilégiée et policée sans pour autant tomber dans la mièvrerie.

« Histoires parisiennes »

Une série de cinq albums à la maquette intemporelle et pleine de charme va se succéder: « Histoires enfantines » (1931), « Les animaux sauvages » (1933), « Alphabet en images » (1933), « Animaux domestiques et familiers » (1934), et les « Histoires parisiennes » (1935). Tous parus aux éditions Larousse, alternant planches couleurs et planches noir et blanc.

« Histoires enfantines », couverture

Chaque volume portant la mention « Cet album peut être colorié », rend la chasse aux trésors d’autant plus ardue pour les amateurs de beaux livres immaculés. Les autres se régaleront des bons points collés en première page.

« Histoires enfantines »
« Histoires enfantines »
« Histoires enfantines »

Née à Béziers en 1879, Marie-Madeleine Dauphin avant devenir une illustratrice célèbre, donna la vie à Jean-Marie Legrand plus connu comme Jean Nohain, auteur dramatique et animateur de « Trente-six chandelles », à Claude Legrand dit Claude Dauphin, artiste dramatique raffiné, puis à une fille: Francine, auteur illustratrice. Ses autres enfants de papiers verront le jour dés 1914, avec « Le journal de bébé  » (1914)  et « Le journal de Jaboune » (surnom  de Jean Nohain).

« Les animaux sauvages », couverture

« Les animaux sauvages »
« Les animaux sauvages »

Elle illustra par ailleurs quelques albums de comptines, et « Les malheurs de Sophie » de la comtesse de Ségur, dont toute l’œuvre aurait pu être magnifiquement servie par le trait de celle qui signe du monogramme mfn.

« Chantons Noël »
« Rémi en vacances »

Elle disparaît à 63 ans en 1942, et est inhumée au côté de son époux au cimetière du Père Lachaise. Son œuvre reste trop peu visible, et une grande partie mériterait d’être rééditée pour le plus grand bonheur des amateurs de belles images pour enfants sages.


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