Archive for mars 2009

Saul Steinberg

30 mars 2009

Saul Steinberg (1914 – 1999) artiste, dessinateur de presse et illustrateur américain. En 1933, il étudie la philosophie à l’université de Bucarest avant de s’inscrire au Reggio Politecnico de Milan, où il obtient en 1940 son diplôme d’architecture.

En Italie, il publie des dessins satiriques dans la revue « Bertoldo ». Son travail parait également dans « Life » et « Harper’s Bazaar ».

Il émigre aux Etats-Unis, pour fuir les lois antisémites italiennes. C’est là que, dès 1941, débutera sa collaboration avec le « New Yorker », qui durera près de soixante ans (90 couvertures du magazine, 635 schémas…).

Portrait de Saul Steinberg

Portrait de Saul Steinberg

Photographie de Denise Colomb reproduite dans « Portraits d’Artistes, Années 50-60″
Denise Colomb, Paris Studio 606, 1986

Sa première exposition personnelle se tient à la galerie Wakefield en 1943 à New-York.

Trois ans plus tard, il figure parmi les quatorze Américains à être exposés au Musée d’Art Moderne de New-York en compagnie d’Arshile Gorky, Isamu Noguchi, ou Robert Motherwell. Son travail est exposé plusieurs fois à la galerie Maeght, à Paris.

Récemment, une très jolie exposition de son travail a eu lieu, du 6 mai au 27 juillet 2008, à la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris.

Saul Steinberg

"Umgang mit Menschen", Saul Steinberg - Rowohlt Verlag, 1963 (Edition allemande de "All in Line" 1945 et "The art of living" 1949)

Saul Steinberg

"All in line", Saul Steinberg, Duell, Sloan & Pearce, New-York, 1945

Saul Steinberg

"Il Labirinto", Saul Steinberg, Feltrinelli Editore Milan, 1961 (Edition italienne de "The Labyrinth")

Saul Steinberg

"The Passport", Saul Steinberg, Hamish Hamilton London, 1955

Vous pouvez consulter le site officiel de la Fondation Saul Steinberg: http://www.saulsteinbergfoundation.org/

Ange Boaretto

23 mars 2009

Je sais peu de chose d’Ange Boaretto (dit Ange), injustement tombé dans l’oubli. Ayant eu l’opportunité d’acquérir il y a quelques années un carton plein de dessins, d’archives et de photographies, l’occasion m’est donnée par ce blog d’ouvrir une fenêtre sur son travail magnifique.

Maître-bottier de profession, résident des Hauts de Cagnes sur mer, il exposait régulièrement avec le groupe « les naïfs en liberté ». Ange Boaretto a travaillé pour la haute couture et des clients prestigieux tels Pablo Picasso ou Paul Eluard et une infinité de personnages célèbres dans le domaine du cinéma, du théâtre et de la littérature.

Ange Boaretto dans son atelier

Ange Boaretto dans son atelier

De nombreuses photos prises dans son atelier en 1979 par le photographe Jean Yves Giscard, nous restitue un homme d’une grande humanité.

La boutique atelier présentée comme un « chef d’œuvre » à deux étages par son préfacier Blaise Gautier: « Au premier, sous un plafond de formes dont certaines mémorisent les pieds d’hommes et de femmes célèbres à titres divers… Au rez-de-chaussée s’étage la presse à chaussure qui a servi à exécuter sur papier de velot les états de la bible du bottier selon une technique de gravure simple et originale….. »

Ange Boaretto dans son atelier

Ange Boaretto dans son atelier

Ange Boaretto dans son atelier

Ange Boaretto dans son atelier

Né en 1920 à Padoue, et installé dès sa prime enfance à Cagnes sur mer, il est issu  d’une famille nombreuses de 7 enfants et construit dans son atelier dès 1947 une œuvre riche et foisonnante, dont les thèmes tournent le plus souvent autour de la chasse et de la pêche, de la vie à la campagne avec une prédilection pour les chiens et les chats.

Ange Boaretto

Ange Boaretto

L'enfer est un piment délicieux - une des nombreuses planches de la Bible du bottier

"L'enfer est un piment délicieux", Ange Boaretto

Ange Boaretto

Ange Boaretto

Ange Boaretto

Ange Boaretto

Devenu français par décret présidentiel en 1946, sa première exposition eut lieu au musée de Cagnes en 1950. Ses créations ont été présentées dans plusieurs magazines français et étrangers (« Elle », « La maison française ») et régulièrement dans les musées de sa région.

Son grand œuvre: « La Bible du bottier » a eu les honneurs du centre Georges Pompidou à sa création en 1979. La préface de la brochure a été écrite par Francis Ponge.

Sa fille Danielle Vernet-Boaretto souhaite  faire revivre son œuvre par une exposition à Cagnes sur mer. Nous tenons à disposition des amateurs un certain nombre d’archives et de documents. La liste de ses œuvres est disponible sur demande.

Charles Léandre

16 mars 2009

Charles Lucien Léandre, (1862 – 1934) illustrateur, lithographe, caricaturiste, dessinateur et peintre français. En 1880, il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts dans la classe de Cabanel. Par la suite, il est reçu au concours du professorat de dessin des Écoles de la Ville de Paris, où il enseigne jusqu’en 1897.

Portrait de Charles Léandre

Portrait de Charles Léandre

Lithographie originale, 1920, au Musée de Condé sur Noireau

Il est admis au Salon des Artistes Français et est récompensé par une médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1889. En 1900, lors de l’Exposition Universelle, il fait partie des cinq artistes lithographes sélectionnés pour réaliser deux estampes décoratives pour les Palais Centennaux, et obtient une médaille d’or. Il crée, en 1904, la « Société des Peintres Humoristes ».

En 1921, il obtient la médaille d’honneur de la Société des artistes français, dans la section gravure, puis en 1925, est promu Officier de la Légion d’Honneur.

Caricaturiste pour de nombreux journaux illustrés tels que « Le Chat Noir », « La Vie moderne », « Le Figaro », « Le Rire » et « Le Grand Guignol », il croque les grands de son époque comme la Reine Victoria, Clémenceau, ou Zola. Il illustre des livres, notamment « Madame Bovary » de Gustave Flaubert. En 2008, le Musée de Montmartre lui a consacré une rétrospective.

En 1999, le Musée Charles Léandre ouvre à Condé sur Noireau.  http://musee-charles-leandre.fr

Portrait à la plume, Charles Léandre

Portrait à la plume et encre, Charles Léandre

Collection privée
Charles Léandre

Dessin à l'encre, Charles Léandre

Dessin vendu en salle des ventes en 2008

Paul Iribe

9 mars 2009

Paul Iribe, (1883 – 1935), dessinateur et décorateur français. Il est l’un des précurseurs de l’Art Déco. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il débute à « L’Assiette au Beurre » et au « Rire ».

En 1906 il crée « Le Témoin », il a pour collaborateur Cocteau, Jean Gris, Guitry et Vallotton. En 1908, à la demande de Paul Poiret, il dessine les « Robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe », album qui devient le modèle des catalogues de mode.

Portrait de Paul Iribe

Portrait de Paul Iribe, vers 1920 (Library and Museum of the performing Art, New-York Public Library at Lincoln Center)

Photographie publiée dans l’ouvrage de référence sur « Paul Iribe »
Editions Denoël, 1982

Il part ensuite aux Etats-Unis, où il travaille pour « Vogue », et devient le directeur artistique des plus grandes fresques cinématographiques du muet. Il collabore notament avec Cecil B. DeMille pour les « Dix Commandements ».

Par la suite, Paul Iribe travaille en tant que créateur de meubles pour Paul Poiret, Jeanne Lanvin, Coco Chanel (avec qui il sera très lié) ou Jacques Doucet (pour qui il réalise l’instalation de son appartement). Il fera de nombreuses publicités, notamment pour Ford, Nicolas et le paquebot Normandie.

En 1983, une exposition rétrospective de son travail est organisée à Paris, à la Bibliothèque Forney. (Catalogue d’exposition: « Paul Iribe, 1823-1935, Précurseur de l’art déco », Bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, Mairie de Paris. Du 06/10 au 31/12/1983).

Paul Iribe

Paul Iribe

« Paul Iribe », Editions Denoël, 1982
Paul Iribe

Paul Iribe

Collection privée
Paul Iribe

Paul Iribe

Dessin extrait d’une série de 13 images vendus en salle des ventes en avril 2009

Ronald Searle

3 mars 2009

Ronald William Fordham Searle, dessinateur et cartoonist anglais, né le 3 mars 1920 à Cambridge en Angleterre. Il commence à dessiner dès cinq ans et publie ses premiers dessins à quinze ans. En 1939, il s’engage l’armée pour laquelle il va réaliser des dessins d’architecture. Il suit ensuite des cours au Cambridge College of Arts and Technology (aujourd’hui: Anglia Ruskin University), et en 1941, il publie le premier dessin de « St. Trinian’s » dans le magazine « Lilliput ».

Ronald Searle par lui-même

Ronald Searle par lui-même

Dessin reproduit dans « Ronald Searle », Albin Michel, 1978

En janvier 1942, il est fait prisonnier et passe la fin de la guerre en prison où il travaille sur des dessins qui décrivent les difficiles conditions de détention. Libéré fin 1945, Searle rentre en Angleterre où il publie certains de ces dessins dans le livre de Russell Braddon : « The Naked Island ». En 1986, sera publié « To the Kwai and Back, War Drawings 1939-1945  » avec 300 dessins originaux de cette période (collection permanente de l’Imperial War Museum, à Londres).

Dans les années 50, Searle produit de nombreux dessins pour « Life », « Holiday » et « Punch », « The New Yorker », « Sunday Express », et le « News Chronicle ». Il poursuit également ses livres des séries « St Trinian’s » et « Molesworth », ainsi que des livres de voyages avec l’humoriste Alex Atkinson, de l’animation pour Hollywood, des publicités et des affiches.

En 1961, il emménage à Paris. En France il travaille surtout pour « Life » et « Holiday » et fait moins de dessins satiriques. Il continue ses multiples activités : les livres (parmi lesquels ceux sur les chats), films d’animation et sculpture pour des médailles commémoratives, à la fois pour la France et la Grande-Bretagne. En 1965, Searle est l’auteur des génériques du film « Ces merveilleux fous volants ».

Depuis 1975, il travaille et vit en Haute-Provence. En 2007, il reçoit la plus haute distinction française, la Légion d’honneur.

Ronald Searle

Ronald Searle

Collection privée
Médaille Ronald Searle

Médaille Ronald Searle

Collection privée

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