Gerda Wegener

7 décembre 2009 par Administrateur

Gerda Gottlieb Wegener Porta (1889 – 1940), portraitiste, peintre de genre, dessinatrice et illustratrice franco-danoise.

Portrait de Gerda Wegener en train de peindre la réalisatrice Alice O’Frederiks
au Palladium Studios de Copenhague.
D’autres photographies de l’artiste sont disponibles sur
http://www.abraword.com/pix.htm

Danoise, fille d’un ecclésiastique, elle part à Copenhague pour poursuivre sa formation artistique à l’Académie Royale des Arts. Elle se marie avec l’artiste Einar Wegener (1882-1931) en 1904. Elle voyage en Italie, en Angleterre et en France. Gerda Wegener se fixe à Paris en 1912, où elle devient célèbre comme peintre et commence à réaliser des illustrations pour les magazines tels que Vogue, La Vie Parisienne, Fantasio, La Baïonnette et d’autres journaux.

La Baionnette, 1917, “A la diable”, revue civile et militaire,
illustrée par Gerda Wegener (couverture recto)

La Baionnette, 1917, “A la diable”, revue civile et militaire,
illustrée par Gerda Wegener (couverture verso)

La Baionnette, 1917, “A la diable”, revue civile et militaire,
illustrée par Gerda Wegener (illustration intérieure, détail)

La Baionnette, 26 décembre 1918, numéro 182
(détail d’une double page intérieure),
illustration d’un poème d’André Birabeau
La Baionnette, “Le Panache”, 1918

Bibliographie:
- Le Livre des Vikings de Charles Guyot (1920 ou 1924)
- Une Aventure d’Amour à Venise. Casanova de Seingalt. Le Livre du Bibliophile. Georges Briffaut. 1927.
- Les Contes de La Fontaine (1928-1929).
- Contes de mon Père le Jars & Sur Talons rouges de Eric Allatini (1929)
- Fortunio de Théophile Gautier (1934)

“Au camp de Maurice de Saxe, 1745″, La Baïonnette numéro 82 du 25 janvier 1917

“Les filleuls”, La Baïonnette numéro 88 du 8 mars 1917

“Les Pecheurs de lune”, La Baïonnette 1918

Hélène Poirié

30 novembre 2009 par Administrateur

C’est avec la signature d’Hélène Poirié qui se cache sous le ln Poirié que nous prolongeons notre série consacrée aux trop rares illustratrices de cette galerie virtuelle. Elle a réalisé plusieurs grandes affiches et illustrations pour les livres éducatifs des Editions Bourrelier. Ses dessins ont illustré de nombreux manuels de géographie, français, livres d’images ou dictionnaires.

Autrefois accrochées dans les salles de classe, les affiches éducatives illustrées par ln Poirié se retrouvent parfois dispersées sur les vides-grenier et reviennent à la mode. Ces images ont été tirées en lithographie et déclinées en cartes postales, c’est l’occasion pour nous de vous offrir une série quasiment complète de ces “Images de la Vie” à (re)découvrir ci-dessous.

Images de la Vie (1) – La ferme

Images de la Vie (2) – Carrefour d’une ville

Images de la Vie (3) – La gare

Images de la Vie (4) – Le port

Images de la Vie (5) – La forêt

Images de la Vie (6) – La salle commune

Images de la Vie (7) – Le jardin public

Images de la Vie (8) – La place du bourg

Images de la Vie (9) – Le marché

Images de la Vie (10) – La montagne sous la neige

Images de la Vie (11) – Les vendanges

Images de la Vie (12) – Le bord de la rivière

Images de la Vie (13) – Le jardin potager

Images de la Vie (14) – La route

Images de la Vie (15) – La plage

Images de la Vie (17) – La chambre des enfants

Images de la Vie (19) – Le village et la moisson

Images de la Vie (20) – Construction de la maison

Un travail délicat sur la couleur, des compositions subtiles, et un parfum de nostalgie imparable. Idéal pour décorer sans se tromper un appartement bobo, une chambre d’enfant ou un bureau des plus contemporains, pour quelques dizaines d’euros pour les chineurs avertis. Toutes les informations sur cette illustratrice très discrète sont les bienvenues.

Quelques livres illustrés par Hélène Poirié:
- Initiation à notre langue. Cours élémentaire, 1946
- Corbeille de mots. Méthode active de vocabulaire et langage, 1949
- Découvrons le monde”, Editions Bourrellier, 1952
- A la poursuite des mots, vocabulaire et langage‎, Bourrelier, 1954
- Mon Larousse en images, Larousse, 1956
- Nouvelles images en gomette, de Hélène Poirié.
- Ma Première Encyclopédie, Larousse, 1961
- Mon Premier livre de chansons, 1970, Editions Larousse, illustré par Hélène Poirié

Quelques images d’Hélène Poirié sur l’étonnant site “Mondorama 2000″ qui propose une sélection d’illustrations épatantes et en couleurs tirées d’encyclopédies pour la jeunesse des trente glorieuses (1945-1975): http://mondorama2000.blogspot.com

Faites également un tour sur le site “Ribambins & Ribambelles”, on y a parlé d’Hélène Poirié très récemment: http://ribambins.canalblog.com

Thomas Theodor Heine

26 novembre 2009 par Administrateur

Thomas Theodor Heine (1867–1948), peintre et illustrateur allemand. Heine est originaire d’une famille d’industriels de Liepzig.

Il débute sa carrière comme caricaturiste talentueux très jeune, ce qui l’amène à étudier à la Kunstakademie Düsseldorf  et, brièvement, à l’Academy of Fine Arts de Munich. A Munich, il peint des paysages romantiques et dessine des blagues innocentes pour les “Fliegende Blätter” (feuilles volantes).

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Portrait de Thomas Theodor Heine en 1915, par Nicola Perscheid

Dès 1895, il fait, pour les Editions Albert Langen nouvellement fondées, des maquettes de couvertures de livres en style art déco du genre Beardsley, en noir et blanc. Il fut le premier collaborateur d’Albert Langen au “Simplicissimus”. C’est à lui que l’on doit le symbole de la revue – et qui le restera pendant 40 ans – à savoir le bouledogue rouge brisant sa chaîne de la page de garde.

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Après la mort de Langen en 1909, il fit transformer la seconde ligne “Editeur: Albert Langen” (depuis 1906, jusque là on trouvait la mention “revue hebdomadaire illustrée”) en “revue fondée par Albert Langen et Th. Th. Heine: en 1898, par exemple, par son dessin pour la couverture du numéro sur la Palestine, frappé d’interdit; en 1906 par la révolte interne des artistes qui fut à l’origine de la fondation d’une société anonyme  avec la partuicipation des collaborateurs; en 1914 par une tendance nationaliste rendant possible une continuation de la parution de la revue.

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Illustrations de Thomas Theodor Heine pour “Simplicissimus”

Il travaille également comme illustrateur pour les livres dès 1890.

Juif, il est contraint de fuire l’Allemagne en 1933, d’abord pour Prague. De 1938 à 1942 il vit à Oslo. De 1942 jusqu’à sa mort en 1948 il vit à Stockholm. Il publie une autobiographie hautement cynique en 1942, Ich warte auf Wunder.

Cette biographie a été écrite avec l’aide du catalogue “Simplicissimus, Le Simplicissimus et la République de Weimar”, exposition du Goethe Institut, Munich, 1984.

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Couverture de Thomas Theodor Heine pour “Simplicissimus”, 1896

Pour voir les 2519 illustrations (couvertures, illustrations intérieures, vignettes, etc.), visitez l’incroyable site consacrée à “Simplicissimus” http://www.simplicissimus.info. Chaque numéro de la revue est numérisé et consultable aisément.

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Illustration “Arbeit” de Th. Th. Heine pour “Simplicissimus” (Numéro 44)

Pour en apprendre plus, lire le texte d’Ursula Koch: “Les caricaturistes munichois de la Belle Epoque face au progrès technique et à ses conséquences”, et en particulier le paragraphe intitutilé: “Le progrès technique et ses connotations politiques: L’illustré satirique Simplicissimus” sur le site http://www.caricaturesetcaricature.com

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Couverture avec le bouledogue, l’emblème de “Simplicissimus”, dessiné par Th. Th. Heine

En voici un long extrait:
“L’emblème du Simplicissimus, qui tire son nom du premier grand roman de la littérature allemande moderne (Der Abentheuerliche Simplicissimus Teutsch, de Hans Jakob Christoph von Grimmelshausen, 1669), fut le diable, interdit par la police et remplacé aussitôt par le fameux bouledogue rouge qui brise sa chaîne. C’est une création du peintre-dessinateur Thomas Theodor Heine, un collaborateur du Simplicissimus dès sa toute première heure (le 4 avril 1896). En 1907, l’artiste s’inspirera des deux symboles en dessinant, pour un constructeur munichois d’automobiles de sport, une page publicitaire (bien rémunérée) qui servira également d’affiche.

Sous la monarchie de Guillaume II, le Simplicissimus, antimilitariste, ironique, mordant, agressif et fantastiquement drôle, sera en quelque sorte l’équivalent allemand de l’hebdomadaire Gil Blas illustré (1891-1903 ; dessinateur principal : Théophile Alexandre Steinlen), et du célèbre illustré satirique L’Assiette au beurre (1901-1912), illustré considéré de nos jours “comme un réquisitoire contre la société de la Belle Époque”. De 1907 à 1908, l’éditeur Albert Langen ajoutera aux exemplaires du Simplicissimus acheminés vers la France (environ 650) un petit fascicule rouge vif, contenant les traductions des légendes ironiques, voire acérées, relatives aux dessins. À la suite d’une controverse qui s’est déroulée entre certains organes de presse allemands et parisiens, “l’édition française” du Simplicissimus cessera de paraître.” Ursula Koch

Manon Iessel

23 novembre 2009 par Administrateur

Manon (Marie-Antoinette) Iessel (1909 – 1985) illustratrice française.

Manon Iessel a illustré de nombreux romans pour la jeunesse signés par la comtesse de Ségur (Les Petites Filles modèles, Les Vacances), Mad. H. Giraud (la série des Sir Jerry Détective), Berthe Bernage, Marguerite Divin (Contes et légendes de l’Égypte ancienne, 1933) ou Henri Suquet (La Maison sous les eaux, 1954).

Portrait de Manon Iessel (c.1950) Copyright Isabelle Vautier

Elle est aussi connue pour sa collaboration presque exclusive avec T. Trilby, de 1935 à 1961 (Lulu le petit roi des forains, 1935, Dadou gosse de Paris, 1936, Moineau la petite libraire, 1936, Madame Carabosse, 1943, En avant, 1948, La princesse Mimosa, 1949).

“Moineau la petite libraire”, 1936, illustré par Manon Iessel

On la retrouve également illustrant dans la « Collection Dauphine » (Éditions Rouge et Or) un roman de Jacqueline Dumesnil, Marquise en sabots.

Elle a également collaboré souvent avec Geneviève Néranval (Dans la tourmente, 1946, Le joyeux clan des R.T., 1947, Monsieur mystère, 1949, etc.) et Leo Dartey (Le maître de l’île, 1947, Le temple d’or, 1949, Le secret de la Lézardière, 1957).

Elle a illustré deux livres sur Les contes de Perrault édités chez Marcus ainsi que La légende de Saint Nicolas chez Desclée de Brouwer. Son dernier livre est Les chants de Noël édité par Ouest France en 1979, où l’on retrouve des portraits de ses petits-neveux et petites-nièces.

Elle dessinait des historiettes illustrées (dessin et légende sous le dessin); les nouvelles de « Suzette en vacances », des bandes dessinées pour La Semaine de Suzette et Bernadette.

Elle était aussi dessinatrice de mode pour enfants, et dessina avec Maggie Salcedo les vêtements de la « Poupée Bleuette », pour La Semaine de Suzette. Elle travailla également dans la collection «Belles histoires belles vies» des Editions Fleurus.

Planche du catalogue printemps-été 1938, de “Bleuette” chez Gautier-Languereau
Illustration collectée sur l’excellent site: http://ribambins.canalblog.com

“Cendrillon” par Manon Iessel
Illustration collectée sur l’album flickr de “Ribambelles et Ribambins”:http://www.flickr.com

On pourrait rapprocher le travail de Manon Iessel sur les petites filles modèles de l’imagerie de Pierre Joubert autour de l’univers du scoutisme, dans un autre genre cette imagerie a pu inspirer Henry Darger qui a nourrit son œuvre des découpages de publicités. Ce thème qui a aussi beaucoup inspiré Germaine Bouret dont l’œuvre est dédiée exclusivement à l’univers tendre et naïf des enfants.

Sur le site www.bibliothequedesuzette.com, vous pourrez lire une biographie écrite par sa nièce Isabelle Vautier.

N’hésitez pas à faire une visite sur le site : http://ribambins.canalblog.com et sur l’album flickr de “Ribambelles et Ribambins” : http://www.flickr.com pour découvrir d’autres images!

“Coco de France”, illustrations de Manon Iessel

 

Jean IZARN et la Librairie Chrétien vous invitent au vernissage de l’exposition “Mon Enfance Illustrée” à la Librairie Chrétien, 178 Faubourg Saint Honoré, 75008 Paris, le mercredi 25 novembre 2009, de 18h à 22h. Exposition du 26 au 31 décembre 2009 , avec des livres et des dessins de JORDIC, Adrienne SEGUR, Firmin BOUISSET, Maurice et Bernard BOUTET de Monvel, Marianne CLOUZOT, Edmund DULAC, Arthur RACKHAM, Elisabeth IVANOVSKY, Manon IESSEL, Jean-Adrien MERCIER, Jacques NAM, POULBOT, Pierre PROBST, Benjamin RABIER, RAY-LAMBERT, Jean-Charles ROUSSEAU, Maggie SALCEDO… et bien d’autres ! Courez-y!

Eduardo Benito Garcia

9 novembre 2009 par Administrateur

Eduardo Garcia Benito (dit Benito), illustrateur espagnol, né en 1891 à Valladolid. Après des études aux Beaux-Arts de San-Fernando de Madrid, il obtient une bourse d’études de sa ville natale qui lui permet de venir à Paris en 1910.

En 1913, il travaille pour Tolmer, puis, en 1916, pour Draeger. Ces deux imprimeurs représentent alors l’excellence française de l’édition publicitaire entre 1910 et 1950.

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Portrait d’Eduardo Benito Garcia

Benito expose au salon d’automne de 1919 et au salon des Tuileries en 1923. Il collabore à “Fantasio”, “La Gazette du bon ton”, “Le Goût du jour”, “La Guirlande”, “Les Feuillets d’Art”, “Femina”et “Vanity Fair”.

A la demande de Condé Nast, directeur de “Vogue”, il va en illustrer de nombreuses couvertures, devenant une figure de proue de cette revue dans les années 30.

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Couverture de “Vanity Fair”

En France, il fait de nombreux portraits dont celui de Mr et Mme Paul Poiret. Il illustre plusieurs livres: - 1918, Album sur Reims - 1919, “Le Testament” de Paul Bourget - “Vingt-quatre sonnets” de Gongora - “La grande guerre”, 1914-1918 - “Dans le ciel de la patrie” Jean Cocteau.

Il réalise de nombreux catalogues publicitaires dont l’album “La Dernière lettre persane” pour “Les fourrures Max”, considéré comme un chef d’œuvre de l’édition publicitaire, mais aussi pour “Cusenier”, “Les Galeries Lafayette”, “High-Life Tailor”, “Le Printemps”, “La Samaritaine”.

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Couverture de “Vogue”

Il part vers 1921 pour les États-Unis, où il reste jusqu’en 1958. Aux États-Unis, il réalise des couvertures pour “Vogue” et “Vanity Fair”. En tant que décorateur d’intérieur, il réalise la décoration de la demeure de l’actrice célèbre Gloria Swanson.

Il retourne à Valladolid et, dans les dernières années de sa vie, va peindre des portraits. Il meurt à Valladolid en 1981.

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Couverture de “Vogue”