Bonne année, bonne Sempé!

23 janvier 2012

Le blog “Ma galerie à Paris” est heureux de vous présenter ses meilleurs vœux pour 2012 avec quelques images très peu connues de Jean Jacques Sempé (parues pour les vœux de Noël 1957 dans le périodique bimensuel  “Le Coopérateur de France”).

L’exposition de Jean Jacques Sempé se termine ces jours-ci à l’Hôtel de ville de Paris. Ne la loupez pas ! Nous sommes par ailleurs heureux de vous annoncer l’ouverture prochaine de la galerie Michel Lagarde au 13 rue Bouchardon 75010, où le fonds de cette galerie virtuelle trouvera une place dans une programmation consacrée à la fois à promouvoir de jeunes talents et un certain fonds patrimonial de l’illustration que nous défendons sur ce blog depuis 3 ans.

Une attention particulière sera portée au dessin d’humour, et aux illustrateurs de l’entre-deux-guerres du salon de l’Araignée avec une exposition prévue à la rentrée 2012 à l’occasion de la sortie d’un ouvrage écrit par Emmanuel Pollaud Dulian et à paraître aux éditions Michel Lagarde en octobre 2012.

En guise de bonus une planche du Petit Nicolas parue dans Le Moustique signée Agostini (le premier nom de Goscinny) et Sempé.

Merci à l’illustratrice passionnée qu’est Bernadette Gervais pour cette trouvaille.

La Galerie Michel Lagarde ouvrira le 7 mars 2012 avec une exposition consacrée aux gravures et monotypes de l’artiste Yann Kebbi.

www.michellagarde.fr – contact@michellagarde.fr

Les débuts de Jean-Jacques Sempé!

26 décembre 2011

La première série d’images de Sempé pour les laboratoires Le Brun date de 1957. Il collabore déjà au journal belge Le Moustique, un titre familial des Editions Dupuis où il s’essaiera à une première version en bande dessinée du Petit Nicolas, genre qui ne lui conviendra jamais vraiment. C’est au journal Sud-Ouest Dimanche, grâce à Henri Amouroux qu’ il publie la première histoire illustrée du Petit Nicolas avec son ami René Goscinny Mes vacances de Noël le 2 avril 1959 juste avant la création du journal Pilote dans lequel le personnage connaitra son véritable envol. Sa carrière parisienne démarre dès 1956 à Paris Match, et à cette même époque, les laboratoires pharmaceutiques rivalisent d’inventivité pour séduire la clientèle de médecins,en faisant appel au talent de dessinateurs d’humour. Les “signatures” de la fin des années 50 sont plus portées sur un humour gaulois, et les plus connues se nomment Bellus, Dubout, Aldebert, Faizant, Effel et surnagent  parmi un bataillon d’aimables tacherons de la gaudriole illustrée.

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé

Sempé regarde, parmi ses ainés du côté de Chaval, l’autre bordelais et de Bosc l’avignonnais, qui font les beaux jours de Paris Match. Il fait ainsi figure de benjamin de la bande, et résiste avec André François, Siné et Tetsu à la médiocrité ambiante d’un humour populaire dont se régalent les lecteurs de France Dimanche et Ici Paris, pour ne citer que les plus connus. Le dessin se doit d’être “rigolo” avant d’être intelligent et la révolution d’Hara Kiri avec Cavanna, Topor, Fred, Reiser, Cabu en fer de lance, se prépare. C’est donc une place à part que va occuper Sempé pendant les 50 ans à venir, en héritier unique (ou presque) d’un dessin d’humour à l’anglo-saxonne (Punch et le New-Yorker en tête) dans la lignée des Peter Arno, Ludwig Bemelmans, Chas Adams ou encore James Thurber. Ces douze planches n’ont pas encore la finesse de ses maîtres, mais restent quand bien même au dessus de la mêlée, et c’est donc avec un grand plaisir, que nous les exhumons de nos archives. D’autres sont à venir pour la nouvelle année…

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Janvier

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Février

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Mars

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Avril

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Mai

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Juin

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Juillet

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Août

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Septembre

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Octobre

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Novembre

“Comment on s’enrhume… en 12 images”, 1957, Jean-Jacques Sempé – Décembre

Jean-Jacques Sempé à l’honneur

14 décembre 2011

En cette fin d’année 2011, le grand Jean-Jacques Sempé est célébré comme il se doit. Grande exposition rétrospective à l’hôtel de ville de Paris, exposition rituelle chez sa galeriste Martine Gossieaux, et deux nouveaux livres en librairie. Plus de cinquante ans de carrière mis en lumière et pas une ride sur ses premières créations qui gardent la même fraîcheur que ses dernières créations. En 1961, les laboratoires Le Brun présentaient ” à la bienveillante attention du corps médical, leurs nouvelles spécialités” sous la forme d’un petit portfolio en 12 planches très recherché aujourd’hui. Une pour chaque mois pour vanter les effets bénéfiques de la chimie sur le corps humain. Sempé s’amuse à inventorier les différentes manières de s’enrhumer dans la capitale. Tout son univers est déjà là, et il met tout son jeune talent au service de la réclame. Les exemples de ce type seront rares dans le reste de sa carrière, se consacrant désormais à ses livres et à la presse (principalement Paris Match et le New-Yorker). D’autres séries restent à venir sur ce même thème.

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Janvier

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Février

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Mars

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Avril

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Mai

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Juin

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Juillet

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Août

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Septembre

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Octobre

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Novembre

“Comment on s’enrhume à Paris”, 1961, Jean-Jacques Sempé – Décembre

Les Fêtes Galantes de Paul Verlaine, illustrations de George Barbier

24 octobre 2011


Les petits formats de Ronald Searle

4 octobre 2011

Il fût un temps pas si lointain où l’un de mes petits plaisirs favoris était de traquer les petits livres illustrés par Ronald Searle dans les sous-sols londoniens des librairies de Charing Cross Road. La fameuse portion de rue consacrée aux bouquinistes regorge de ces échoppes à l’ancienne, immuables depuis Oliver Twist et popularisés par le chaudron baveur de Harry Potter. En cherchant bien, à quatre pattes dans le rayon “Humor” dans un recoin humide, vous pourrez, pour quelques pounds, dénicher des ouvrages illustrés par les maîtres de l’humour anglais. Bien sûr, on peut aussi les traquer facilement sur internet, mais c’est quand même beaucoup moins marrant!

Lilliput, Décembre 1949

Lilliput, Septembre 1950

“Hurrah for St Trinian’s (1948)

“The terror of St Trinian’s” (1952)

” The female approach” (1954)

Parmi ces maîtres, Ronald Searle occupe une place à part dans le cœur des amateurs. Ce très discret nonagénaire installé en Provence depuis une trentaine d’années, a révolutionné le dessin d’humour anglais des les années 50 et ses émules sont trop nombreux pour en dresser une liste raisonnable. Les premières planches des diaboliques gamines de St Trinian’s firent les beaux jours de la revue Lilliput et la renommée de Searle (qui illustra quelques couvertures mémorables). Son tout premier livre “Forty drawings” fut édité en Angleterre en 1946 suivi de prés par “Le nouveau ballet anglais” aux éditions Monbrun en France. La série des St Trinian’s éditée par Macdonald compte quatre titres originaux “Hurrah for St Trinian’s (1948), “The terror of St Trinian’s” (1952), “Back to Slauthterhouse and others Ugly moments” (1951) puis ” The female approach” (1954) et de nombreuses compilations éditées chez Penguin dès 1960.

Compilation “The St Trinian’s story” chez Penguin

Compilation de dessin d’humour chez Penguin

Compilation The St Trinian’s et autres dessins chez Penguin

“Searle in the Sixties” compilation chez Penguin

Parmi les autres titres illustrés par Searle, je retiendrai “Meet yourself on Sunday” et “Meet yourself at the doctor” (1949), “This england” 1946-1949 (1949), “London-So Help me” avec Winifred Ellis (1952). “It must be true” avec Denys Parsons (1953), “Le journal d’Edwin Carp” (1954), “Modern Types” (1955). Autre série notable, entamée avec Geffrey Williams: “Down with School” (1953), “How to be top” (1954), “Whizz for Atomns” (1956) et “The dog’s Ear book”. En France, il faudra attendre 1953 pour le découvrir avec la revue Neuf de Robert Delpire “Médisances” reprendra l’essentiel des petits formats de Searle et une création “Filles de Hambourg” paraitra en 1969 chez Jean Jacques Pauvert constituant ainsi le meilleur de ces petits formats de Searle. Nous vous reparlerons de ses nombreux grands albums dans un post à venir.

“Meet yourself on Sunday” 1949

“Meet yourself at the doctor’s” 1949

“London-So Help me” avec Winifred Ellis (1952)

“It must be true” avec Denys Parsons (1953)

“Le journal d’Edwin Carp” (1954)

“How to be top” (1954)

“An experience of critics” par Christopher Fry

“The diverting history of John Gilpin” par William Cowper, 1954 chez Penguin

“Modern Types”  par Geoffrey Gorer, 1955

“Filles de Hambourg”, 1969, chez Jean-Jacques Pauvert

“This England 1946-1949″ (1949) chez Turnstile Press

“Médisances”, Revue Neuf numéro 11, Robert Delpire Editeur


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