Maggie Salcedo

1 novembre 2009 par Galerie à Paris

Maggie Salcedo (Salzedo – née Marguerite Seligmann-Lui) (1890-1959), illustratrice des années arts-déco.

Née à Paris, elle étudie les arts graphiques à l’Académie de dessin de la Grande Chaumière, à Paris. Ses premiers dessins apparaissent en 1907 (“Les Malices de Pomme et Poire”, texte de Christophe, Bibliothèque d’Editions pour les Enfants).

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“La Maison du Biquet”, Editions Albin Michel

Elle signe “Maggie” jusqu’à son mariage avec l’artiste céramiste bayonnais André Salzedo en 1915, puis prend le nom de “Maggie Salcedo”.

Maggie Salcedo est l’auteur de nombreux textes pour enfants “Bouts de réglisse n’a pas de malice, Gedalge, 1926. Elle est également l’une des créatrice des toilettes de la Poupée Bleuette et des couvertures de la collection “Aurore”. Elle participe à “La Gazette du Bon Ton”, “L’illustration des modes”, “Le Jardin des Modes Nouvelles”, “Vogue”. Elle réalise quelques publicités pharmaceutiques dans les années 20-30, peint des affiches pour la Croix-Rouge et dessine des catalogues pour les Grands Magasins.

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“Escapade”, Henri Daridon, Editions Albin Michel

Dans les années 30, elle ouvre une école de dessin pour enfants, et expose au Salon des Humoristes. A l’armistice, elle rejoint Bayonne et s’installe dans la maison de son mari, pensant y exercer plus facilement son art que dans le Paris occupé. Elle repart à Paris dès la fin du conflit.

Son œuvre de peintre est moins connue et est liée pour l’essentiel à sa collaboration avec les architectes Louis et Benjamin Gomez qui lui confient la décoration de belles demeures.

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“La Maison du Biquet”, ”Le Biquet part en voyage”, Chapitre 9, Editions Albin Michel

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“Escapade”, Chapitre 2, Editions Albin Michel

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“Escapade”, Chapitre 6, Editions Albin Michel
Livres illustrés par Maggie Salcedo :

- “Cousette” de Lily Jean Javal, Editeur Gedalge, 1924
-  “Contes d’Andersen”, traduits du Danois par Cécile Lund et M. Jules Bernard, Geldage, Paris, 1927
- “La Petite Fadette”, “La Mare au Diable” George Sand, Librairie Gedalge à Paris, 383 pages, 1934
- “Mico et ses amis”, Geldage, 1935
- “Pouf-Pouf au Pays des Surprises”, Illustrations de Maggie Salcedo, Gédalge, 1936
- “La Mission Du Biquet”, Maggie Salcedo, Albin Michel – 1948
- “Sylvaine et son papa”, Maggie Salcedo, Albin Michel – 1948
- “Mipe, Ses Amis Et Ses Betes”, illustrations en noir et blanc de Françoise Estachy. Couverture en couleurs par Maggie Salcedo

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Pochoir pour “La Gazette du Bon Ton”
“Le Fer à cheval, Présages de Bonheur, Les Enfants du Cortège” par Maggie Salcedo

Bibliographie:

- En août 2000, l’association Mémoire d’Images organise une exposition sur le travail de Maggie Salcedo. Cette manifestation est née d’une fructueuse rencontre triangulaire entre Françoise Lévêque, responsable du fond ancien de la bibliothèque de l’Heure Joyeuse à Paris, Sylvia Dorance, petite fille de Maggie Salcedo et Jean Glénisson, archiviste et grand collectionneur de livres sur l’enfance. Une brochure fut éditée à cette occasion.

- Un catalogue a été publié en 2001 à l’occasion de l’exposition “Maggie Salcedo, Illustratrice Art Déco”, organisée à la Bibliothèque Forney, à Paris du 19 juin au 25 août 2001.

- Brochure édité à l’occasion de l’exposition collective: “Femmes peintre et femmes peintes en Pays Basque”, Ciboure, 2009

Bruno Paul

20 octobre 2009 par Galerie à Paris

“Bruno Paul, architecte et décorateur allemand, devint dès 1897 une des têtes d’affiche du Simplicissimus et imposa un style si personnel, si vitriolé en même temps, qu’on peut le considérer comme l’inspirateur de toute une école de satiristes, notamment George Grosz dont la renommée a dépassé de loin celle de Bruno Paul. Mais celui-ci fut le premier en Allemagne à s’évader des charmes de l’Art nouveau pour se laisser tenter par les féroces déformations de l’expressionnisme. (…)”

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Portrait de Bruno Paul

“(…) Il versa dans l’enseignement du dessin en 1907, se fit oublier discrètement dès l’avènement du nazisme, fut remis à l’honneur à la fin de la guerre et mourut presque centenaire à Berlin. Autant dire qu’il eut bien de la chance. A voir ce qu’il dessinait au tournant du siècle, on ne lui aurait guère donné beaucoup de chances de passer à travers les pièges du temps.” Jacques Sternberg, “Dictionnaire des idées revues”, Editions Denoël, 1985.

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Autoportrait de Bruno Paul (c. 1900)

Bruno Paul (1874-1968), architecte, dessinateur de meubles et illustrateur, commence sa formation artistique en 1886 à la Kunstgewerbeschule de Dresde. En 1892, il déménage à Munich pour finir ses études à la Munich Art Academy. En 1897, il co-fonde le “Munich Vereinigte Werkstätten für Kunst im Handwerk”, avec Bernhard Pankok, Hermann Obrist, et Richard Riemerschmid. Les dessins de meubles de Bruno Paul révèle clairement l’influence de Henry van de Velde, avec ses objets en métal basés sur des formes géométriques simples.

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Illustration de Bruno Paul pour “Simplicissimus”

Dès février 1897, il réalise fréquemment des dessins satiriques et des dessins d’humour pour le magazine “Simplicissimus”, fondé par l’éditeur Albert Langen et le peintre Thomas Theodor Heine à Munich en 1896 sur le modèle du journal français “Gil Blas illustré”. “Simplicissimus” devient semainier et de plus en plus satirique. Les dessins de Bruno Paul deviennent de plus en plus mordants. En 1906, il aura réalisé environ 500 dessins.

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Illustration de Bruno Paul pour “Simplicissimus”

En 1905, il a aussi dessiné plusieurs intérieurs pour des expositions ainsi que la salle d’attente de la Gare Centrale de Nuremberg. Le langage formel de Bruno Paul est moins fleuri que celui de Bernhard Pankok ou Hermann Obrist.

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Illustration de Bruno Paul pour “Simplicissimus”

En 1906 Bruno Paul est nommé chef du Kunstgewerbeschule à Berlin. Sa première commande fut de dessiner la “Haus Westend” de Berlin en 1907-08, suivi par d’autres commandes architecturales. En 1907 Bruno Paul co-fonde le Deutscher Werkbund. A l’exposition “Werkbundde” de 1914  à Cologne, Bruno Paul est représenté avec trois immeubles : le “Gelbes Haus”, le “Weinhaus”, et le “Beer Hall”. En 1924 Bruno Paul devient directeur du “Vereinigte Staatsschulen für freie und angewandte Kunst” de Berlin.

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Illustration de Bruno Paul pour “Simplicissimus”

Dans les années qui suivirent, Bruno Paul achève sa reconnaissance internationale, notamment en dessinant le magasin Macy’s de New York (1925). Comme pour bien d’autres artistes, l’année 1933 marque un sinistre rupture dans sa carrière. Défait de tous ses postes officiels par les Nazis, il tente néanmoins de continuer à travailler en free-lance comme architecte et designer.

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Illustration de Bruno Paul

Quelques sites à visiter:

http://www.bruno-paul.de/

http://www.simplicissimus.info/index.html

http://www.musee-orsay.fr

Auguste Roubille

8 octobre 2009 par Galerie à Paris

Auguste Roubille (1872 – 1955), illustrateur français. Collaborateur régulier du “Cri de Paris”, “Le Rire”, “La Baïonnette”, “Fantasio”, le “Canard Sauvage”.

Il travaille également avec “L’Assiette au Beurre” pour lequel il réalise une dizaine de numéros thématiques dont: – “Villégiatures”, numéro 179, 25 juillet 1901 – “Pensées d’un ventru” (16 illustrations en couleur), numéro 199, 1905 – “Bêtes féroces”, numéro 234, 1905 – “Prédictions pour 1906″, numéro 251, 1906 – “L’Printemps”, numéro 215, 1905.

Il réalise des illustrations pour de nombreux ouvrages dont: “Histoires Naturelles, de Jules Renard, avec des lithographies en couleurs, aux Editions d’Art Manuel Bruker, 1928, et  “La Bataille” de Claude Farrere, avec 27 bois originaux, aux Editions Artheme Fayard, Le Livre de Demain, Paris, Décembre 1925.

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Affiche “Le Brevet Spratt”

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Couverture pour “L’Assiette au Beurre”, “Pensées d’un ventru”, numéro 199, 1905

“Auguste Roubille, comme nombre de ses contemporains, fut à la fois caricaturiste, illustrateur et affichiste. Habitué des pages de l’Assiette au beurre, il pratiquait un graphisme épuré servi par de grands aplats colorés particulièrement adaptés à la chromolithographie. Ses compositions au caractère décoratif très affirmé étaient parfaitement adaptées à la presse illustrée.” (…) “Le dessin au trait de Charles Léandre rappelle quant à lui le Daumier des lithographies tardives et s’oppose à la simplification japonisante de nombre de ses contemporains. Comme Toulouse Lautrec et Cappiello, il a représenté Yvette Guilbert, mais sans outrer son rire en rictus, afin de mettre l’accent sur l’ensemble de la tête et pour conférer plus de présence à la chanteuse.”
Laurent Baridon et Martail Guédron dans “L’art et l’histoire de la caricature” chez Citadelles & Mazenod en octobre 2006

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Illustration pour l’Assiette au Beurre

“Quand après la guerre, je vivais fiévreusement mes refus chez les éditeurs et ma passion de l’humour, je découvris au grès des pages de l’Assiette au beurre, du Rire, de Fantasio, une quantité de dessinateurs qui me firent sourire, rêver, gamberger. Mais Roubille est l’un de ceux dont le style, la manière de dessiner, me frappèrent avec une évidence toute particulière. On ne pouvait le confondre avec personne.Il dessinait par larges aplats, violemment découpés, très déformants, visiblement marqué par les expressionnistes allemands qui faisaient la force du magazine satirique Simplicissimus. Il utilisait la couleur avec autant de force, jouant sur les contrastes violents, en marge de tout souci de reconstituer la réalité. Ce n’était probablement qu’un humoriste plutôt moins percutant que beaucoup d’autres, mais c’était sans nul doute un des très grands dessinateurs du début du siècle.”
Jacques Sternberg, “Dictionnaire des idées revues”, Éditions Denoël, 1985.

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“L’enseignement de la liberté” par A. Roubille

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Nouveaux proverbes “Tant va la cruche à l’homme qu’à la fin elle se case” par Roubille

Vous pouvez consulter le site consacré à l’Assiette au Beurre pour d’autres informations: http://www.assietteaubeurre.org/

Karl Arnold

30 septembre 2009 par Galerie à Paris

Karl Arnold est né en Allemagne le 1er avril 1883, quatrième d’une famille de neuf enfants. Après avoir suivi un enseignement en peinture à l’académie des Beaux-Arts de Munich, ses dessins apparaissent dans les magazines allemands tels que “Die Jugend” (La Jeunesse) et le “Munchener Illustrierte Presse”.

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Le texte de cet article est très largement inspiré de l’ouvrage: “Simplicissimus, le Simplicissimus et la République de Weimar”, catalogue d’exposition du Goethe Institut, Munich, 1984, Préface de Fritz Arnold. Ci-dessus, une reproduction de la double page consacrée à Karl Arnold.

En 1907, il commence sa collaboration avec Simplicissimus. Il passe quelques années à Paris d’où il envoie ses dessins. A ses débuts, Karl Arnold donne dans la manière expressive et colorée, puis vers 1931, il commence à développer ce style aux contours succins, clairs et fins qui le rendirent célèbre dans les années 20.

Ses caricatures sont plutôt des portraits, elles ne déforment pas, mais en éliminant les détails, elles accusent la physionomie et l’expression corporelle d’une personne. Très vite, il intègre l’équipe permanente des artistes de Simplicissimus et en devient actionnaire en 1917. Il occupe pendant de nombreuses années le poste de “rédacteur pour les idées d’illustrations et de textes”.

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Monographie de référence en allemand: “Karl Arnold, Leben und Werk”, Bruckmann München, 1977.

En 1927, à l’occasion d’une exposition, Thomass Mann écrivait :” Comme vous êtes à situer entre Olaf Gulbranson et George Grosz, plus aigu dans le social, que ce génie humoristique, deux nuances plus conciliant que cet écrivain graphique de la haine-en fait, jamais débonnaire, je le souligne – l’atmosphère bourgeoise est bien loi, très loin – mais vous débordez de critique et d’irritabilité esthético-moraliste face à son expression, de sens humain pour ce q’il y a de grotesque animal en l’homme, vous notez et vous observez plus objectivement,plus académiquement mais puisque vous êtes dessinateur, vous êtes plus disposé au comique:ceci est fort heureux, très attrayant, c’est bien un juste milieu qui n’a rien de commun avec la trivialité , le vulgaire y est divulgué et seule la bienséance écarte le radicalisme et son esprit ennemi.”

En 1933, il lui est alors interdit d’exercer son métier. Des livres avec ses caricatures figurent sur la liste des “écrits nocifs et indésirables” et doivent être retirés de la circulation. Karl Arnold, comme la majorité de ceux qui travaillait pour Simplicissimus, était opposé à la politique extérieure du gouvernement allemand avant le début de la Première Guerre Mondiale.

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Néanmoins, une fois la guerre commencée, Simplicissimus a donné son appui total à l’effort de guerre. Après la guerre le journal a mené la campagne contre le Traité de Versailles, et dans les années 20 il a défendu la République de Weimar contre les menaces du nationalisme de gauche et de droite révolutionnaire. Il s’est fortement opposé à Adolf Hitler, et la presse de droite a accusé Simplicissimus d’être sous la commande des juifs. Quand certains artistes allemands tels que George Grosz et John Heartfied dépeignaient Adolf Hitler comme dangereux et immoral, Arnold le dessinait idiot.

Lorsque les nazis ont gagné du pouvoir en 1933, les stormtroopers sont arrivés aux bureaux de Simplicissimus et certains des réalisateurs de dessins animés, tels que Thomas Heine et Walter Trier ont quitté le pays mais Arnold a continué de travailler au magazine et, pendant la deuxième guerre mondiale, il a produit des dessins animés pro-Hitler. Après la deuxième guerre mondiale, Karl Arnold a émigré aux Etats-Unis où il a vécu jusqu’à sa mort en 1953.

Simplicissimus

29 septembre 2009 par Galerie à Paris

“Simplicissimus” est une revue satirique allemande d’avant-garde, fondée à Munich en 1896 par l’éditeur Albert Langen et devenue une véritable institution nationale dans la première moitié du xxème siècle.

Sa virulence, son audace, l’âpreté de ses satires — articles aussi bien que caricatures — sont restées célèbres. Parmi ses collaborateurs figurent les écrivains Strindberg, Schnitzer, Rilke, Ludwig Thoma, Mann.

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“Das grosse Simplicissimus Album”

Le courant expressionniste pictural en particulier (Alfred Kubin, Käthe Kollwitz, Thomas Theodor Heine, Jules Pascin, Georges Grosz) y a trouvé une tribune de choix.

Ralliée au nazisme, qui a tôt fait de voir le parti qu’il peut tirer de l’utilisation d’un titre aussi prestigieux mais pourtant connue pour son ouverture aux sensibilités de gauche, cette revue hebdomadaire voit sa parution suspendue à la chute du nazisme, puis disparaît définitivement après une tentative de renouveau entre 1954 et 1967.

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Une sélection d’ouvrage sur l’histoire de Simplicissimus:
- “Das grosse Simplicissimus Album”
- “Facsimile Querschnitt durch den Simplicissimus”, verlegt von Scherz
- “Das Beste aus dem Simplicissimus”, Scherz Verlag, 1976
- “Simplicissimus”, Fackelträger, Verlag – Schmidt – Küster Gmbh, Hannover, 1954
- “Simplicissimus, Bilder aus dem Simplicissimus, Fackelträger, Verlag – 1970
- “Le Simplicissimus et la République de Weimar, Goethe Institut Munich, 1984
- “Simplicissimus 1896-1914″, Rütten & Loening, Berlin, 1972